La polémique autour de la lecture de la lettre de Guy Môquet à ses parents avant qu'il ne soit fusillé le 22 octobre 1941 pose un réel problème, un problème politique.
Le devoir de mémoire, nous l'avons déjà évoqué ici avec l'hommage rendu aux martyrs de Celas, doit être perpétué, les générations qui ont vécu ses moments difficiles disparaissent peu à peu, et nous avons ce devoir de ne pas oublier l'histoire.
En ce sens rendre un hommage au sacrifice de Guy Môquet, qui donna sa vie à la France en résistant au sein du PCF, et en suivant la ligne de son père, est un hommage mérité, pour lui et tous ceux qui ont donné leur vie.
Pourtant imposer une lecture le même jour dans tous les lycées de France est un geste politique, c'est une communication politique.
Nous ne sommes plus dans l'enseignement mais dans une utilisation politique du devoir de mémoire et de l'histoire, cela est regrettable, d'autant plus que cette lettre est une lettre personnelle.
Pour ne pas en rajouter nous ne voyons dans cette polémique qu'un seul mérite : celui avoir suscité le débat autour de la mémoire et de l'enseignement.
Nous vous proposons de lire la lettre de Guy Môquet à ses parents :
"Ma petite maman chérie,Le devoir de mémoire, nous l'avons déjà évoqué ici avec l'hommage rendu aux martyrs de Celas, doit être perpétué, les générations qui ont vécu ses moments difficiles disparaissent peu à peu, et nous avons ce devoir de ne pas oublier l'histoire.
En ce sens rendre un hommage au sacrifice de Guy Môquet, qui donna sa vie à la France en résistant au sein du PCF, et en suivant la ligne de son père, est un hommage mérité, pour lui et tous ceux qui ont donné leur vie.
Pourtant imposer une lecture le même jour dans tous les lycées de France est un geste politique, c'est une communication politique.
Nous ne sommes plus dans l'enseignement mais dans une utilisation politique du devoir de mémoire et de l'histoire, cela est regrettable, d'autant plus que cette lettre est une lettre personnelle.
Pour ne pas en rajouter nous ne voyons dans cette polémique qu'un seul mérite : celui avoir suscité le débat autour de la mémoire et de l'enseignement.
Nous vous proposons de lire la lettre de Guy Môquet à ses parents :
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino [1]. Quant au véritable je ne peux le faire hélas!
J’éspère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.
A toi, petit Papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à petite Maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis et à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi ! Ma vie a été courte!
Je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.
Je vais mourir avec Tintin, Michels.
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Serge, Papa, je vous
embrasse de tout mon cœur d’enfant.
Courage!
Votre Guy qui vous aime
Dernières pensées : "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir!"
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire